Tout le monde connait le panda, ce magnifique animal – dont le nom signifie “chat-ours” en chinois. En effet, non content d’être l’animal en lequel le père de Ranma se transforme au contact de l’eau froide, c’est également le symbole du Fonds Mondial pour la Nature (ou World Wide Fund For Nature en anglais, la WWF) depuis sa création en 1961. À l’occasion de la sortie de notre première statue basée sur l’univers du manga de Rumiko Takahashi, Tsume s’engage à reverser une partie de ses bénéfices à l’association et en profite pour vous parler un peu de cette espèce vulnérable.

Le panda géant (Ailuropoda melanoleuca) est un mammifère de la famille des ursidés (Ursidae). Il est classé parmi les carnivores, car son système digestif lui permet de digérer la viande, mais son régime alimentaire est constitué à 99% de végétaux, principalement du bambou. Il peut d’ailleurs en ingurgiter jusqu’à 20kg par jour et passe près de 14 heures à les mastiquer . Il vit aujourd’hui dans des régions montagneuses de Chine centrale. Notez que bien que classé parmi les uréides, il présente des pupilles fendues verticalement, comme les félins.

Depuis les années 1950, l’explosion de la démographie humaine génère une déforestation croissante causée aussi bien par les activités industrielles, que par les besoins agricoles ou même de logement. Le résultat reste le même : au fur et à mesure, l’aire de répartition du panda s’est réduite comme peau de chagrin, partant d’une présence dans tout le pays à quelques zones seulement. De nos jours, seuls 1 864 pandas géants subsistent à l'état sauvage, dans six grands massifs montagneux du centre de la Chine, les monts Qinling dans les provinces du Shaanxi et du Gansu, les monts Minshan dans les provinces du Gansu et du Sichuan et les monts Qionglai, Daxiangling, Xiaoxiangling et Liangshan dans la province du Sichuan. Leur habitat se compose en tout et pour tout de 67 réserves.

La disparition et la fragmentation de cet habitat rend la migration plus difficile pour les pandas géants. Or, ce processus naturel est indispensable, notamment pour trouver un.e partenaire pour la reproduction et favoriser les échanges génétiques. Un jeune panda fraîchement autonome migre également pour établir son propre territoire. Enfin, cela s’avère à nouveau crucial pour trouver de nouvelles sources de nourritures en cas de dépérissement massif des forêts de bambou. L’impossibilité de migrer à des conséquences dramatiques : brassage génétique insuffisant, consanguinité, résistance amoindrie aux maladies, plus faible adaptabilité aux changements environnementaux, famines lors des floraisons en masse des bambous, …

Longtemps chassé pour sa fourrure, la législation stricte et le statut d’espèce protégée a considérablement réduit le braconnage mais cela demeure une réalité. De plus, si les pandas sont rarement visés intentionnellement, ils peuvent être blessés ou tués par des pièges destinés à d’autres animaux. Aujourd’hui, le panda géant est également menacé par le réchauffement climatique. Ce bouleversement pourrait avoir un impact réel sur le développement des forêts de bambous qui constitue réellement la quasi-exclusivité de son régime alimentaire. En effet, le bambou possède un cycle de reproduction très particulier : il ne fleurit que tous les 15 à 120 ans (suivant les espèces) et ne s’adapte donc que très lentement aux évolutions du climat. De plus, le changement climatique pourrait faire disparaître plusieurs espèces de bambous, et favoriser la colonisation de milieux aux conditions climatiques plus propices pour d’autres espèces. Tout ceci affectera probablement la disponibilité de la nourriture et sa répartition géographique, ce qui fait qu’il sera plus difficile pour le panda géant de s’alimenter.

Depuis 1980, et sur invitation du gouvernement chinois, le WWF travaille à la conservation des pandas géants directement en Chine. C’est le premier organisme international de conservation à avoir eu cette opportunité. Après une étude de terrain sur l’écologie et le comportement du panda à l’état sauvage, le WWF travaille à agrandir les réserves naturelles, créer des corridors verts pour relier les populations isolées, patrouiller pour lutter contre le braconnage et les coupes illégales, renforcer la capacité des autorités locales à gérer les réserves naturelles ou encore soutenir les efforts de recherche et de surveillance.


Les efforts se sont avérés payant puisque d’une part l’habitat naturel du panda géant est en augmentation, le braconnage et l’exploitation forestière illégale ont fortement diminué. D’autre part, on constate une augmentation de la population totale des pandas géants qui est passée de 1 114 pandas à l’état sauvage en Chine en 1980 à 1 864 dans le monde aujourd’hui ! C’est une excellente nouvelle qui a d’ailleurs été accompagnée en 2016 d’un reclassement de l’espèce qui n’est plus “en danger” mais “vulnérable”. Mais elle ne doit pas cacher la réalité : tout d’abord, de nombreuses espèces sont aujourd’hui toujours en danger et ne bénéficient pas du soutien populaire dont bénéficie le panda. De plus, bien que la population ait augmenté en près de quarante ans, il reste moins de 2000 individus à travers la planète, c’est un chiffre extrêmement bas et il ne faut pas stopper les efforts entrepris jusqu’ici.

C’est pourquoi Tsume soutient le WWF ! La préservation des espèces animales et végétales à travers le monde est un enjeu capital ! Pas simplement éthique, même si l’on peut vouloir limiter les effets de cette probable sixième extinction de masse pour des raisons morales. C’est également une action cohérente pour la survie humaine ! La Terre est un éco-système complexe, résultat d’une lente évolution à travers le temps et les liens qui unissent les différentes espèces sont bien plus complexe qu’on ne pourrait le penser. De la disparition des abeilles qui met en péril la pollinisation, et à terme notre agriculture, à la disparition du panda, notre planète subit actuellement des bouleversements intenses dont les conséquences ne seront mesurables que lorsque nous y serons confrontés.

Aujourd’hui, le WWF agit concrètement pour la conservation des espèces menacées sur tous les continents, mais plus globalement pour pallier les problèmes environnementaux. L’organisation mène des actions locales dans les différentes régions du globe et cible cinq objectifs globaux : la vie des océans, l’alimentation, la vie sauvage, la vie des forêts, et le climat et l’énergie. Parce qu’il ne peut agir seul, le WWF a besoin des dons de tou.te.s celleux qui se sentent concerné.e.s et veulent agir, à leur échelle. Il est également possible de devenir bénévole pour les aider lors de leurs actions ou de transmettre tout ou partie de son patrimoine. Les possibilités de soutenir leurs combats sont nombreuses, et bien sûr, il existe également de nombreuses autres organisations qui fournissent tous les jours un travail titanesque pour, elles aussi, tenter d’apporter des solutions aux nombreux défis de la société actuelle.

Plus qu'un honneur, c'est un devoir de multiplier les efforts pour les nobles causes. Je remercie toutes les personnes qui participeront, ainsi que mon équipe et évidemment toutes les personnes qui se battent chaque jour pour ces espèces en danger. Il y a de nombreux combats à gagner et Tsume compte vraiment renforcer son implication dans ces actions.

– Cyril Marchiol

Merci à tous de nous avoir lu,

Sources (texte et images) : WWF France, Wikipedia

Pour en savoir plus :  https://www.wwf.fr/champs-daction/vie-sauvage


A propos de cet article

par
Sebastien Agogue
date
05/07/2019